Les 10 plus grands sites de réseaux sociaux (SNS) en Chine

Voici la liste (top 10) des réseaux sociaux SNS les plus importants en Chine selon CR-Nielsen :

1- 51.com (14 millions de visites hebdomadaires)
2- Xiaonei.com (9,5 millions)
3- Chinaren.com (7 millions)
4- Kaixin001.com (3,5 millions)
5- Myspace.cn (2 millions)
6- 5460.net (1 million)
7- Wangyou.com (1 million)
8- Ipart.cn (1 million)
9- 360quan.com (900 000 visites)
10- Cyworld.com.cn (800 000 visites)

Il existe cependant de nombreux autres réseaux sociaux en Chine. Source

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La crise fait chuter les prix de l’immobilier en Inde

L’indice boursier de l’immobilier a chuté de 10% le 8 juin à Bombay, d’après Business Standard. Signe parmi d’autres qu’après sept mois de marasme, le secteur peine toujours à se relever en Inde. Certaines grandes villes réputées pour leurs prix immobiliers très élevés, ont vu une chute nette. Ainsi, de janvier à mars, le coût d’un logement neuf a baissé de 18% à Chennai, 24% à Bangalore et même 35% à Bombay, une des villes les plus chères du monde.

Mais réduire les prix n’a pas amélioré la situation des sociétés immobilières déjà très endettées. Certaines, telle Unitech Ltd, numéro deux du secteur, se sont mises à vendre leurs propres biens immobiliers: bureaux, hôtels, complexes commerciaux… À l’endettement, dû aux projets coûteux et demeurés invendus, s’ajoutent les taux d’intérêt très hauts pratiqués par les banques face à la crise. Les professionnels de l’immobilier ont donc dû trouver de nouvelles stratégies pour rentrer dans leurs frais.

L’idée la plus en vogue est sans conteste la construction de logements « discount », aptes à séduire une gamme d’acheteurs plus large et plus modeste. Nombreuses sont les sociétés immobilières qui s’y essayent. Unitech va ainsi construire 20 000 habitations cette année, vendues entre 15 000 euros et 30 000 euros. Dans la même tranche de prix, une des plus basse du marché actuel, le Lodha Group, à Mumbai, ou l’entreprise Puravankara Projects Ltd à Bangalore, ont eux aussi lancé leurs propres séries d’appartements.

Ces nouveaux logements à bas prix connaissent jusqu’à présent un vrai succès. Plus tôt dans l’année, Unitech Ltd a ainsi écoulé, en 45 jours seulement, 750 appartements construits à Gurgaon, au sud-est de New delhi et vendus entre 42 000 et 60 000 euros. La réussite de ce type de projet, première bonne nouvelle depuis de nombreux mois, est certes encourageante mais elle ne suffit pas encore à amorcer une véritable sortie de crise.

Ces projets restent loin, en effet, de leurs prédécesseurs d’avant crise. Des logements comme ceux construits par Unitech font environ 50m2. Les appartements vendus par Tata Housing Development Co. Ltd, pour 5800 euros, font tout juste 26m2. Rien à voir avec les projets de résidences luxueuses qui ont fleuri durant la période faste et dont beaucoup demeurent aujourd’hui sans acheteurs voire en chantier.

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Les salaires des employés ont fortement augmenté en Chine en 2007

Les augmentations annuelles dont ils ont bénéficié entre 2001 et 2006 étaient autour de 14%, selon l’agence.

Selon un bref communiqué sur le site du Bureau national des statistiques, les employés urbains ont gagné en 2007 en moyenne près de 25.000 yuans (3.550 dollars au taux actuel).

A la mi-2007, le ministère du Travail avait demandé aux gouvernements locaux de revoir à la hausse avant la fin de l’année les salaires minimum pour compenser les effets de l’inflation.

Porté essentiellement par la hausse des prix alimentaires, l’indice des prix à la consommation a bondi de 4,8% en 2007, un niveau qu’il n’avait plus atteint depuis 11 ans.

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Banque Mondiale: l’Inde retrouvera sa croissance de croisière en 2010

La croissance indienne atteindrait 5,1% en 2009-2010, au lieu des 4% annoncés en mars dernier, prévoit la Banque mondiale dans son rapport Financement du développement dans le monde 2009 : Tracer la voie de la reprise mondiale, publié le 22 juin.

L’horizon économique et financier du pays devrait commencer à se dégager en 2010 et 2011, avec des prévisions de croissance à 8%, et à 8,5% au-delà. Ces prévisions, que l’institution internationale qualifie de “notoirement incertaines”, sont à mettre au compte de la “vigoureuse dynamique de croissance sous-jacente dans la région”. La banque mondiale note ainsi que “le redressement relativement rapide de l’activité régionale jusqu’à atteindre le niveau maximal de croissance potentielle est en train de se produire en dépit des médiocres perspectives de rétablissement partout ailleurs”.

Le contexte politique joue en faveur de cette dynamique, puisque “le programme des réformes du gouvernement nouvellement élu a déjà amélioré la bonne disposition des investisseurs à son égard et pourrait engendrer un redressement encore plus vigoureux de la demande d’investissement”, constate l’institution.

Même si l’Inde résiste mieux que d’autres pays à la crise grâce à “sa part relativement faible des exportations dans le PIB de la région et à une intégration limitée au marché financier”,  elle n’échappera pas en 2009 à la morosité mondiale, avec une croissance prévue de 5,1%, contre 6,1% en 2008 et 9% en 2007.

La production industrielle indienne a déjà diminué de 2,4 % en mars 2009 par rapport à l’année précédente, et les exportations ont reculé de 33%. Les investissements étrangers directs ont également chuté, passant de 4,6 % du total de l’investissement intérieur brut au troisième trimestre 2008 à 0,7 % au quatrième trimestre.

Une baisse des fonds envoyés par les émigrés est également à prévoir, conséquence de la crise dans les pays à revenu élevé.  27 milliards de dollars ont été envoyés en Inde par ce biais en 2007, plus que dans aucun autre pays en développement.

Enfin la Banque souligne que “des déficits fiscaux de grande envergure représentent une menace pour la croissance à long terme”, la dette publique de l’Inde s’élevant à près de 55 %.

Selon la Banque mondiale, le PIB mondial devrait diminuer de 2,9% en 2009, contre 1,7% prévu initialement en mars. La croissance des pays en développement devrait augmenter quant à elle de 1,2%. En excluant l’Inde et la Chine, ces pays connaitraient une croissance négative de 1,6%.

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La chute vertigineuse de l’économie du Japon

Le Japon traverse actuellement sa pire phase de récession depuis que ce type d’indicateur de la santé économique du pays est calculé. C’est aussi la première fois depuis 1945 qu’il subit quatre trimestres d’affilée de recul de la richesse produite. La décroissance historique de début 2009, à laquelle s’attendaient les experts, est plus sévère encore que celle enregistrée au premier trimestre 1974, en plein choc pétrolier (-13,1%). Le gouvernement a également révisé en nette baisse les chiffres du quatrième trimestre 2008, précisant que le PIB avait décliné de 3,8% par rapport aux trois mois antérieurs (-14,4% en rythme annuel), et non de 3,2% sur un trimestre comme il l’avait indiqué précédemment.

Cette longue et vertigineuse réduction d’activité au Japon provient d’un effondrement inédit des exportations, dû à la récession internationale, et d’une nette diminution de la consommation intérieure. Durant les 12 mois d’avril 2008 à mars 2009, période budgétaire de référence au Japon, la richesse nationale produite a ainsi diminué de 3,5% sur un an, a précisé le bureau du Premier ministre. Elle pourrait encore perdre de 3,1% à 3,3% au cours de l’année entamée le 1er avril dernier, selon les estimations respectives de la Banque du Japon et de l’Etat, car les deux moteurs de l’économie nippone sont en panne.

La valeur des biens et services exportés a été inférieure de 26% en janvier-mars comparée à celle des mois d’octobre à décembre 2008. Les plus gros secteurs exportateurs industriels nippons, l’automobile et les produits de hautes technologies, sont parmi les plus durement affectés par la chute de la demande internationale.

Au premier trimestre toujours, la demande intérieure (entreprises, foyers, organismes publics) a quant à elle été inférieure de 2,5% comparée à celle des trois mois précédents (-9,8% en rythme annuel).

Les entrepreneurs ont gelé une partie de leurs projets, en attendant que les carnets de commandes se remplissent de nouveau et que les banques soient plus enclines à leur accorder des fonds. Les investissements non-résidentiels des sociétés privées, qui correspondent grosso modo à leurs dépenses en capital, ont ainsi dégringolé de 10,4% en janvier-mars par rapport à ceux des trois mois précédents, soit un plongeon de 35,5% sur une base annualisée.

Quant aux ménages nippons, inquiets pour leurs revenus et emploi, ils ont freiné leurs débours, les concentrant sur les achats prioritaires tout en cherchant les meilleurs rapports qualité/prix. La consommation des foyers s’est de facto repliée de 1,1% sur un trimestre (-4,3% en termes annualisés).

Après une telle décrue, les économistes espèrent cependant un rebond à partir du deuxième trimestre 2009, voyant poindre quelques signes encourageants comme le regain de la production industrielle en mars (+1,6% par rapport à février). “Bien sûr, la conjoncture économique est toujours difficile”, convient Koichi Haji, économiste de NLI Research Institute, mais “le choc le plus douloureux est peut-être passé”.

Tous les spécialistes attendent les effets des plans de relance économique décidés par les gouvernements. Au Japon, l’Etat a mis sur les rails plusieurs trains de mesures coûteux pour les finances publiques, afin de pousser les citoyens à consommer, en subventionnant notamment les automobiles et appareils électroménagers écologiques. Pour l’ensemble de 2009, le Fonds monétaire international (FMI) prédit toutefois au Japon une décroissance annuelle de 6,2%.

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Le Japon admet que la Chine sera bientôt la 2e économie mondiale

L’économie du Japon va bientôt cesser d’être la deuxième du monde, statut qu’elle détient depuis 41 ans, et sera dépassée par celle de la Chine, admet un rapport gouvernemental nippon publié vendredi. “Le statut de deuxième économie mondiale pour le Japon est en train de toucher à sa fin”, estime ce rapport annuel du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti).

Cette conclusion rejoint celle du Fonds monétaire international (FMI), selon qui le produit intérieur brut (PIB) nominal de la Chine devrait dépasser celui du Japon en 2010, ou même en 2009 si l’économie chinoise croît plus que prévu et si l’économie japonaise continue à se dégrader fortement. L’économie du Japon a subi au deuxième trimestre 2009 une contraction record de 14,2% en rythme annuel. Pour l’ensemble de l’année 2009, le FMI prévoit une récession de 6,2% au Japon contre une croissance de 6,5% en Chine.

Le Japon s’était hissé au rang de deuxième économie mondiale en 1968. “Pour la première fois, le Japon se retrouve en position d’être rattrappé et dépassé”, reconnaît le rapport du Meti, qui appelle le pays a repenser son rôle au sein de l’économie mondiale et à ne pas sombrer dans le protectionnisme. “La tentation du protectionnisme augmente toujours quand l’économie empire, mais il ne faut pas répéter l’histoire, quand le protectionnisme avait ralenti le commerce mondial et entraîné une récession mondiale suivie de la seconde guerre mondiale”, avertit le ministère.

Le Meti estime que le Japon devrait se transformer en “pays trouveur de solutions pour les problèmes mondiaux”, par exemple en apportant ses technologies dans le domaine de l’énergie solaire ou des économies d’énergie aux pays subissant des problèmes environnementaux, ou en finançant le développement d’infrastructures dans les régions les plus pauvres du monde.

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Baisse des investissements étrangers directs en Chine

Au cours du seul mois de mai, ces investissements ont diminué de 17,8% à 6,38 milliards de dollars. C’est le huitième mois de baisse consécutif, a ajouté Yao Jian.

Les entreprises ont été obligées de réduire leurs dépenses pour répondre au changement dramatique dans l’économie mondiale, ce qui est à l’origine du repli des IED, a commenté lundi le ministère dans un communiqué rendu public sur son site internet.

En 2008, les entreprises étrangères ont contribué pour 29,7% à la production industrielle chinoise, pour 21% aux recettes fiscales, pour 55,3% aux exportations et pour 54,7% aux importations. Elles ont aussi créé 45 millions d’emplois, a indiqué le ministère.

“L’économie chinoise est confrontée à des incertitudes domestiques et étrangères, et il est difficile d’envisager une reprise des IED dans un proche avenir”, souligne le communiqué.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a indiqué, lors de sa tournée d’inspection les 12 et 13 juin au Hunan (centre-sud), que les fondements de l’économie n’étaient pas suffisamment solides pour envisager aujourd’hui une reprise surtout dans un contexte économique mondial peu clair et une demande étrangère continuant à se ralentir.

Selon le communiqué, la Chine va ouvrir davantage son marché domestique et simplifier davantage les procédures pour les investissements étrangers. Elle s’efforce à attirer les investissements étrangers dans les secteurs des hautes technologies, les secteurs écologiques et efficaces sur le plan énergétique ainsi que dans le secteur tertiaire des régions du centre et de l’ouest du pays.

Yao Jian a aussi indiqué lors de la conférence de presse que la partie continentale de Chine allait envoyer début juillet des missions d’achat à Taiwan.

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La Corée, l’autre pays d’internet

Le Japon n’est pas loin derrière la Corée, avec une pénétration de la fibre optique de 10,2 %, soit plus que le DSL (9,6 %) et le câble (3,1 %).

Derrière ces deux pays asiatiques, la Suède affiche un taux de pénétration de la fibre optique pour les connexions haut débit de 6 %. Plus largement, le Danemark est le pays de l’OCDE le plus connecté en haut débit, avec 36,7 % de pénétration.

Les infrastructures coréennes sont, en effet, sans communes mesures avec ce que nous connaissons en France. Alors que Francis Lorentz, président de l’Idate déplore que les lignes ADSL de l’Hexagone peinent à dépasser des débits de 10 Mbits/s, en Corée on dépasse allègrement les 100 Mbits/s. 15 millions de personnes sont abonnées au haut débit sur un total de 48 millions d’habitants. 13 millions de personnes disposent de la télé numérique sur leur mobile et 41 millions de Coréens disposent de l’internet sur leur mobile. Des chiffres vertigineux. D’autant plus que le très haut débit en mobilité est déjà une réalité avec la norme Wibro.

Avec un tel débit, les usages d’internet dont nous ne connaissons que les débuts se sont accelérés. Ainsi le site participatifs OhMyNews, dont Madepeche.com est la petite soeur, rassemble 60000 journalistes citoyens qui écrivent plus de 70% des textes de ce site d’actualité réputé fondé en 2000 sur internet… et qui se décline en édition papier !

A partir de OhMyNews et de bien d’autres sites participatifs (comme Afreeca), les Coréens inventent de nouvelles formes de démocratie comme l’a raconté ce mercredi à Montpellier Yong-Kyung Lee, député coréen. Par exemple, pour refuser l’entrée en Corée du boeuf hormoné américiain, les Coréen se sont mobilisés via internet. Des images des manifestations monstres ont été diffusées en direct sur internet grâce aux centaines de photophones dont raffolent les Coréens, le débat a irrigué de nombreux forums et vivifié la démocratie sur une question de santé.

Pour Do Kyun Song, de l’opérateur KCC, la Corée est en train de vivre réellement la convergence numérique qui est “moteur de la croissance économique”. Les Coréens doivent alors maintenant non plus développer l’accès au net mais inventer des formes de régulation pour faire face aux problèmes de sécurité mais aussi à ceux de la fracture numérique.

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L’atelier du monde se tourne vers le high-tech

Depuis plusieurs années, la province du Guangdong, dans le sud de la Chine, longtemps considérée comme l’atelier du monde, cherche à se positionner sur les secteurs à plus haute technologie, une transition que la crise actuelle pourrait accélérer. “La politique du gouvernement de la province est très volontariste”, souligne Jean Ruffier, directeur du centre franco-chinois de sociologie de recherche sur les organisations à l’Université Sun Yatsen à Canton. Des “pôles technologiques” ont été mis en place et les sociétés polluantes et peu respectueuses du droit du travail ont été incitées à partir. L’augmentation des coûts (loyer, taxes et salaires) a d’ailleurs conduit nombre d’entre elles à partir vers d’autres rivages, en Chine même ou vers des pays comme le Vietnam.

L’un des symboles de ce virage stratégique visant à passer des industries à forte main d’oeuvre mais à faible valeur ajoutée vers des secteurs high-tech est Shenzhen, village de pêcheurs devenu en 30 ans une métropole de 11 millions d’habitants. “Avant nous étions une arrière-cour de Hong Kong. Mais depuis le début des années 90, nous avons entamé un changement, nous sommes passés de la simple production à l’innovation”, lance Zhang Hengchun, directeur général du Parc industriel high-tech de Shenzhen. Pour promouvoir leur ville, les autorités de Shenzhen préfèrent faire visiter le parc de M. Zhang au style californien, avec ses vastes avenues bordées de palmiers, qui hébergent des entreprises modernes, plutôt que les ateliers vétustes d’autres quartiers de la ville, où les conditions de travail évoquent le XIXe siècle.

C’est ici que Siemens a ouvert, il y a cinq ans, un centre de production et de recherches et développement pour l’imagerie à résonance magnétique, le premier hors d’Allemagne, employant 500 personnes, dont 200 dans la recherche et développement (R&D). “Nous développons et produisons ici pour le marché mondial, pour les Etats-Unis et l’Europe”, explique Xue Min, président de Siemens Mindit Magnetic Resonance Ltd. “Nous avons les meilleurs salaires, car nous avons besoin de gens hautement qualifiés”, explique-t-il. D’autres grands noms chinois des télécommunications, comme ZTE, y sont présents.

Shenzhen est également le siège du constructeur BYD Auto (pour “Build your dreams”, ou “Construisez vos rêves”), qui vient de lancer sur le marché la première voiture hybride produite en série en Chine. La société, spécialisée à l’origine dans les composants électroniques et les batteries et dont le milliardaire américain Warren Buffett a acquis 9,9%, veut
devenir l’un des leaders pour ces modèles.

En 2007, les produits high-tech ont représenté une valeur de 760 milliards de dollars, soit 32,5% du produit intérieur brut de Shenzhen. Cependant, soulignent certains experts, la limite de cette politique est le faible accès aux crédits. “Pour passer à un travail intensif, il faut investir et avoir de l’argent, mais le patronat privé du Guangdong manque de capacités d’investissements”, relève M. Ruffier. “Les entreprises ne peuvent pas s’appuyer sur le système bancaire, c’est l’une des grandes limites” actuellement, ajoute-t-il. Les fleurons de la haute technologie chinoise sont d’ailleurs des grands groupes publics ou fortement soutenus par l’Etat. “Ce dernier est le seul acteur qui puisse le faire”, explique le chercheur.

La crise économique, qui entraîne une montée du chômage, pourrait renforcer les effets de cette politique avec la fermeture de nombreuses entreprises qui n’ont pas su s’adapter. Mais face à la menace du chômage, elle peut aussi amener les autorités à être moins exigeantes et à accepter le retour d’entreprises de main d’oeuvre, polluantes et moins regardantes sur le droit du travail. “Le levier est simple, il suffit de moins surveiller les entreprises, de nouveaux ateliers vont s’ouvrir et on recrée de l’emploi, c’est (…) très pragmatique”, juge M. Ruffier.

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La Corée du Sud, une nouvelle puissance économique

SITUATION GEOGRAPHIQUE: La république de Corée (99.391 km2) occupe le sud de la péninsule coréenne.
POPULATION: 48,4 millions d’habitants (2006).
CAPITALE: Séoul (22,37 millions d’habitants avec sa région)
LANGUE: coréen.
RELIGIONS: Religions traditionnelles: bouddhisme (9 millions de fidèles), confucianisme, taoïsme et chundo kyo (religion propre à la Corée). Nombreuses sectes.

HISTOIRE: Sous domination japonaise pendant 35 ans (1910-45), la péninsule coréenne est divisée en deux zones d’occupation en 1945: soviétique au Nord, américaine au Sud. Le 15 août 1945, proclamation au Sud de la République de Corée, présidée par Syngman Rhee, résistant à l’occupation japonaise et chef du gouvernement provisoire en exil à Washington. De 1950 à 1953: Guerre de Corée après l’invasion du Sud par le Nord. Un armistice est signé le 27 juillet 1953 mais n’a toujours pas été suivi d’un traité de paix.
Longtemps gouvernée par des militaires, la Corée du Sud doit attendre décembre 1992 pour pouvoir élire un premier président civil: Kim Young-Sam.
Kim Dae-Jung, ex-prisonnier politique célèbre élu en décembre 1997, lui succède en février 1998. Il se veut l’élève modèle du FMI, le champion de la démocratie et des droits de l’Homme en Asie et prône l’ouverture vers le Nord, baptisée “politique du soleil”.
En juin 2000, après 55 ans de guerre froide, il signe à Pyongyang avec le dirigeant du Nord Kim Jong-Il un accord envisageant la réunification. Le 30 novembre, premières retrouvailles entre familles du Nord et du Sud. Kim Dae-Jung est couronné Prix Nobel de la Paix 2000.
Le 19 décembre 2002, le réformateur Roh Moo-Hyun, partisan lui aussi de la paix avec le Nord remporte les présidentielles. Il est destitué en mars 2004 par le parlement, pour violation de la loi électorale, corruption et mauvaise gestion économique présumées mais rétabli dans ses fonctions en mai, après la victoire de son parti libéral (centre gauche) aux élections législatives.
REGIME POLITIQUE: République. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans non renouvelable. Il est assisté d’un Conseil d’Etat. L’Assemblée nationale est unicamérale et ses membres sont élus pour quatre ans.

ECONOMIE: En moins de 40 ans, la Corée du Sud est passée du statut de pays comptant parmi les plus pauvres de la planète à celui de puissance économique.
En 20 ans, son revenu par habitant est passé du tiers aux deux tiers de la moyenne de l’OCDE, selon l’Organisation de coopération et de développement.
La Corée du sud bénéficie du dynamisme de son commerce extérieur, en particulier avec la Chine.
Manquant de terres arables et de ressources naturelles, elle occupe des positions de premier plan dans la construction navale (No 1 mondial avec 43,8% du marché), l’acier et la production de composants électroniques. La baisse des prix des semi-conducteurs dont elle est le 1er producteur au monde affecte sérieusement son économie.
PNB PAR TETE: 17.690 dollars (2006, Banque mondiale). Probablement 20 000 dollars cette année.
CHOMAGE: 3,7% en février 2007.
DETTE EXTERIEURE: 263,400 milliards de dollars (2006, Banque mondiale)
FORCES ARMEES: 683.000 hommes.
FORCES ETRANGERES: quelque 32.000 (Etats-Unis).

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